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Et si Co-Gitons s'inspirait de la Nature ?

Comment construire une entreprise qui s’inspire du vivant ? Plus précisément, comment penser la gouvernance d’une entreprise en la regardant comme un être vivant, et donc en s’inspirant d’autres êtres vivants de la biosphère ?
Et si on réfléchissait sur le cas Co-Gîtons ?

· biomimetisme,cogitons,permaculture

Comme je le partageais ici, j’entame un nouveau cycle de formation. Si je souhaite faire grandir mes compétences et améliorer mes postures dans mes nouveaux métiers, ces séquences ont aussi pour but de m’aider à prendre du recul sur mes projets. A mieux les concevoir, à mieux les activer.

Ainsi, je suis en train de suivre une super formation pilotée par l'Institut des Futurs Souhaitables & le CEEBIOS, sur le Biomimétisme. Ou comment s’inspirer du vivant pour générer des innovations, de la durabilité et des reconnexions. Cette série de vidéos rend bien compte de l’émerveillement que nous pouvons ressentir en regardant comment la nature fonctionne. Cela peut nous donner des idées de formes (le design), de procédé et de matériaux, et d’écosystèmes (les relations) – voila les 3 niveaux du biomimétisme.

Alors, qu’est-ce que le biomimétisme pourrait vouloir dire pour Co-Gitons ? Avec ce projet de séminaire de créativité/ressourcement, j’aimerais coconstruire une entreprise modèle du XXIeme siècle. Formidable si elle peut s’inspirer du vivant ! Précisément, à mi-parcours de notre formation, l’équipe pédagogique nous propose de soumettre un cas de travail. Je reprends ici le formulaire où je m’interroge sur la manière de conduire Co-Gitons de manière bio-inspirée & éthique.

Ca vous parle ? Merci pour vos commentaires, questions, idées… qui alimenterons nos réflexions en cous.

1. Définissez en quelques phrases votre problématique (challenge)

Comment construire une entreprise qui s’inspire du vivant ? Plus précisément, comment penser la gouvernance d’une entreprise (les relations de pouvoir entre ses parties prenantes et ses modes de prise de décision) en la regardant comme un être vivant, et donc en s’inspirant d’autres êtres vivants de la biosphère ?

Je formule l’hypothèse que nous avons construit « une forme » d’entreprise, il y a 150 ans, à l’air industriel, comme « un outil ». C’est bien compréhensible, mais on peut se rendre compte aujourd’hui des effets négatifs de cette « mécanique » : rapport de forces avec l’extérieur, génération de tensions à l’intérieur, exploitation excessives de ressources, distribution questionnable des flux de richesses, effet d’emballement…

Y’aurait-il d’autres formes, que nous pourrions considérer non plus comme des outils (qui découpent) mais comme des organismes (qui sont relations et), dont la qualité repose moins sur la quantité de matière produite/accumulée que sur la qualité de ses flux internes/externes.

J’ai parfois l’impression qu’on parle de l’entreprise comme une version définitive. Même s’il existe une diversité de statuts, il y a encore toujours les mêmes principes fondateurs : responsabilité séparée de son écosystème, organisation pyramidale, poids dans la prise de décision relative au poids dans le capital, structuration du compte de résultat… Pour autant, il ne s’agit sans doute que d’une « espèce » et il pourrait peut-être y avoir un nouveau bras dans l’évolution de nos organisations. C’est un peu la thèse du Pr. Yunus avec l’émergence du social business.  

A côté de l’économie social et solidaire, il existe aussi des nouvelles approches émergentes pour repenser la gouvernance de nos organisations (entreprise libérée, holacracy, sociocratie, économie symbiotique…). J’ai l’intuition que le biomimétisme pourrait apporter des clefs de lecture complémentaire.

J’aimerais explorer cette démarche bio-inspirée sur l’entreprise que je suis en train de monter Co-Gîtons.

2. Quelles sont les fonctions désirées ?

A ce stade, j’aimerais explorer 4 fonctions :

> Coordonner : aujourd’hui, j’ai concentré les fonctions de conception, programmation, communication, facilitation, animation. J’aimerais constituer une gouvernance avec plusieurs parties prenantes, notamment : d’autres facilitateurs, les gites, les anciens participants, les entreprises partenaires…

> Essaimer : si j’ai développé un premier programme qui fonctionne, dans un formidable lieu, j’aimerais permettre d’autres interprétations. Favorise l’essaimage : que d’autres facilitateurs proposent d’autres parcours dans d’autres lieux.

> Répartir : à travers la communauté des anciens participants et des amis facilitateurs, je pense pourvoir recevoir l’aide concrète de 5 à 20 personnes. Je ne sais pas bien allouer les bonnes ressources aux bons endroits. La plus part aimerait faire quelque chose, notamment faciliter des ateliers, mais je ne suis pas sur que cela soit juste et je crois qu’il y a d’autres fonctions à remplir (communication, suivi admin, repérage de lieu, recrutement de participants, animation de communauté). Comment mieux organiser le « bénévolat », disponible, intéressé mais pas activé.

> Prospérer : trouver des voies de développement harmonieux. J’entends pour cela calme, esthétique, économe. Je n’ai pas envie de mettre une pression sur l’entreprise et ceux qui y travaille. J’aimerai favoriser les rythmes doux, les respirations.

> …

> Voila un premier jet : les discussions avec les autres participants m’aideraient surement à mieux discerner les fonctions désirables pour une entreprise bio-inspirée.

3. Définissez le contexte dans lequel mon problème se manifeste

Co-Gitons est un projet qui est né il y a un an.

Il s’agit de séminaire, à la campagne, de ressourcement et de créativité, pour permettre aux participants de clarifier leurs prochaines étapes pro comme perso. Co-Gitons pour : réfléchir ensemble et partager un gite.

Il y a eu 10 éditions, pour 150 participants, de 22 à 70 ans, ayant des rôles très différents dans la société (entrepreneurs, consultants en environnement, coachs, entrepreneurs sociaux, designer monétaire, directeurs en innovation, directeurs développement durable, intrapreneurs, facilitateurs en intelligence collective, photographe, médecin, slasheur, innovateur...).

Les séminaires se sont essentiellement passés en Sologne, dans l’eco-centre du Bouchot, formidable espace d’évasion et d’expérimentation (notamment autour de la permaculture et de la géométrie sacrée). Une édition a eu lieu en Savoie (à la Chapelle d’Abondance) et une en Normandie (à l’Arbre aux Etoiles). La majorité des participants sont venus à titre individuelle (et 2 fois en couples). Il y a eu 3 éditions pour des équipes d’entreprise.

J’ai commencé ce projet comme auto-entrepreneur. Devant son succès auprès des premiers participants, j’aimerais maintenant monter une structure qui permette son développement : organiser plus de séminaires, avec d’autres pratiques, d’autres associés, dans d’autres lieux… et en diffusant nos méthodes.

Parfois, je compare Co-Gitons à une agence de voyage d’un nouveau type, « pour voyager à l’intérieur ». Là où l’UCPA a démocratisé la pratique du sport en plein, Co-Gîtons démocratisera le retour à soi.

Plus d’information sur http://co-gitons.fr

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